Bardahl & Ferrari, toute une histoire !

25 Jan

Indianapolis 500… Là où tout a commencé !

Ce rêve d’enfance qui a débuté en 1912 lorsque Enzo Ferrari vu Ralph De Palma remporter les 500 Miles d’Indianapolis, Enzo Ferrari l’a réalisé en 1952 en engageant une Ferrari 375 F1 modifiée pour Ascari

Mais des soucis mécaniques importants ont forcé à l’abandon…les portes moyeux ne supportaient pas les virages d’Indy500 sous la puissance de la #375.

Après ce premier cuisant échec et sous la pression de Luigi Chinetti, Enzo Ferrari accepte une deuxième tentative en 1956. C’est à ce moment là que Bardahl entre en piste aux cotés de Ferrari afin de ne laisser aucun doute sur la fiabilité de cette mécanique digne d’un horloger Suisse.

Pourquoi Bardahl ?

Bardahl était déjà réputé expert depuis 1939 avec ses formules Ultra-lubrifiantes brevetées et classées secret-défense par l’armée US , et a surtout fait ses preuves lors de la seconde guerre mondiale en permettant déjà aux pilotes de l’US air force et de la Navy d’atterrir même avec un carter troué par les balles ennemies.

L’ultra lubrification permettait d’éviter la destruction de ces moteurs, notamment celui du Douglas SBD Dauntless de 30 litres de cylindrées et développant plus de 1200CV !

La recette était simple

  • le meilleur châssis US, un Kurtis Kraft qui avait déjà remporté les éditions 50, 51, 53, 54 et 55.
  • Un moteur de la Ferrari 121 LM de 1955.
  • Des jantes Borrani remplacées par des Halibrand (raison de l’abandon en 52)
  • Un carburant détonant (50% essence, 25% Benzol et 25% méthanol) et une injection Hilborn
  • Une huile Bardahl ultra-lubrifiante pour travailler ce joli moulin en douceur… 377 chevaux tout de même

Trop peu de de tests de roulage…

Ces châssis étaient les seuls capables de tenir face aux contraintes du « brickgard ». Le service compétition de Maranello étant débordé, le montage fut achevé et les premiers roulages effectués chez Osca à Bologne.

Impossible de pousser le moteur à haut régime, l’équilibrage de l’ensemble mobile du moteur n’était pas optimal. Le véhicule était encore au stade expérimental et plusieurs problèmes n’ont pu être réglés avant les qualifications. Un poids trop élevé et des vibrations à haut régimes ont ruinés toute chance de qualification.

Aujourd’hui, la voiture fait partie de la collection de Luigi Chinetti junior et roule de temps en temps pour des show. Bien que ce véhicule n’était pas encore abouti, Bardahl aura eu le mérite d’être présent dans les mécaniques de Ferrari pour une des course les plus mythique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *